jumelle-malgre-moi

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jumelle survivante

Bonjour à toutes et à tous,
 
C'est la première fois que je poste ici, j'aimerais vous raconter mon histoire si cela peut m'aider à surmonter cela, ou vous aider à vous retrouver dans mon histoire.

J’ai 28 ans, et je suis une jumelle survivante… Je suis arrivé par hasard dans la
famille avec déjà 1 grande sœur et 2 grands frères, mes parents n’avaient pas envisagé
un autre enfant. Ma mère portait un stérilet, ce qui fait que mon jumeau n’a pu
s’accrocher que dans une trompe. Ma mère a perdu beaucoup de sang à 8 semaines
de grossesse et je crois que c’est à ce moment là que tout s’est arrêté.
 
Ma mère se rappelle de moi comme un bébé qui pleurait beaucoup et tout le temps.
Elle en plaisante aujourd’hui mais pour ma part je comprends pourquoi j’avais
ce comportement.
 
Mon grand frère se rappelle d’une petite fille épanouie qui parlait beaucoup, qui
le collait et qui avait besoin de beaucoup d’attention. Il n’a pas cette image
de moi comme une enfant timide à la maison.
 
Et pour ma part, je ne me rappelle pas de cette petite fille. Je me suis toujours
sentie mal dans ma peau, je n’avais pas confiance en moi. J’ai de très mauvais
souvenir de mon enfance, c’était très difficile pour moi. Je me souviens avoir
été une enfant très solitaire, timide maladive, renfermée. Je n’avais pas d’amis,
j’avais peur des gens et des enfants de mon âge. Le peu d’amis rencontrés au
fil du temps m’ont souvent et rapidement rejetés (ou je me suis mise à l’écart moi-même ?!).
Je ne parlais pas aux garçons.
Je restais dans mon coin, et lorsque j’étais à la maison, je passais mon temps
collée à ma mère.
Ecole primaire passée, le collège ne fût pas mieux. J’appréhendais le moment venu de
la récréation, car je savais que je la passerai seule dans mon coin.
Les notes ne suivaient pas, je ne faisais pas mes devoirs. Je me trouvais nulles et
d’ailleurs je finissais toujours dans les derniers élèves de la classe.
 
Par ailleurs, je me souviens que ma mère m’emmenait souvent dans les rayons vêtements
des garçons. Je me suis toujours dit que c’était l’habitude, qu’elle venait d’avoir
mes 2 frères avant moi, et puis aujourd’hui je comprends. Est-ce qu’elle m’en
veut ?! Quand elle en parle, elle dit que c’est un jumeau avec certitude,
et j’y crois aussi.
 
J’ai toujours fait passer les autres avant moi. Je me souviens une chose, lorsque j’avais
de l’argent à noël, à mes anniversaires, je l’utilisais pour acheter des
cadeaux à ma famille et je n’en profitais pas.
 
Au lycée, je me suis toujours sentie différente des autres. Je ne me sentais
jamais à ma place. Et j’avais toujours cette impression de ne pas être
appréciée.
Mais je me suis rapprochée au fil du temps d’une amie, que je voyais toutes les
semaines.
 
J’ai commencé à prendre mon mal en patience lors de mon 1er emploi en apprentissage dans la vente, ma responsable me critiquait et pensais que je n’y
arriverai jamais car elle me trouvait beaucoup trop introvertie et timide. Et
depuis, ce fût un déclic, j’ai beaucoup travaillé et ça fonctionnait : j’ai
terminé mon diplôme avec une mention très bien. Mes parents n’ont pas fêté ça,
c’était normal pour eux. Mon amie, m’a félicité avec sa mère et c’est avec eux
que j’ai fêté ma réussite. A ce moment, j’ai pleuré : je ne croyais pas en
moi ?!
Je me suis dis : Oui je suis capable, oui je peux le faire, mais chaque fois
cela ne dure pas longtemps, je finis à nouveau par me sentir nulle et incapable.
 
J’ai rencontré à l’âge de 16 ans, celui que je pensais être l’amour de ma vie. Je ne
pensais qu’à lui, je ne vivais que par lui et je faisais tout pour lui. J’avais
besoin de donner tellement d’amour… Aujourd’hui, malgré les hauts et les bas,
les séparations, les disputes, les mensonges, il fait toujours parti de ma vie
et nous avons eu ensemble une petite puce il y a maintenant 3 ans… En début de
grossesse et notamment le jour de la première échographie, je rêvais de voir apparaître
à l’écran 2 bébés. Ma grossesse ne s’est pas passée au mieux, il y a eu
beaucoup de stresse et beaucoup de disputes avec mon père. Je me suis sentie
incomprise.
 
Ma puce est mon rayon de soleil. Je la gâte énormément. J’ai tellement besoin d’elle,
de la câliner, de la rassurer. La disputer quand elle fait une bêtise, me brise le cœur. 
 
Dans mon couple, je n’arrive pas à trouver en retour ce que j’attends de lui… quoi
qu’il fasse, j’en attends toujours tellement plus. Lorsque nous nous disputons,
cela se termine toujours en pleurs, et j’en reviens toujours au même, cette
vague de sentiments qui me submerge. Je me calme seule et j’ai toujours cette
pensée vers mon jumeau « qu’il m’aide à surmonter ça » et cette
phrase « mais qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ». Et toujours
cette impression de devoir lutter chaque jour et de ne pas y arriver…
La sexualité ne m’intéressait pas, et si je le faisais ce n’était pas pour moi. J’ai
mit beaucoup de temps à comprendre son importance dans un couple et à la
partager avec mon partenaire.
 
Je me sens seule, je me sens vide. Je n’arrive pas à m’affirmer. J’ai un travail
qui me plaît beaucoup, mais dans chaque emploi que j’ai exercée, je fini à un
moment, par me sentir mal et à y aller à reculons. Je ne prends pas beaucoup de
pauses, j’ai besoin d’être toujours en activité. Je ne m’arrête jamais, mais je
suis épuisée par tout ça…
 
Ma famille s’est un peu « cassée » au fil du temps, certains se
disputent, et cela me ronge. Certains repas de famille me mettent au plus bas,
j’ai envie de pleurer, je ne profite pas et je me sens ailleurs, et je ressens
cette nostalgie sans vraiment savoir pourquoi.
 
J’aime voyager et j’ai besoin de voyager, découvrir le monde, les autres cultures,
visiter. Mais qu’est-ce que je recherche ?!
                                                                                                               
J’ai toujours comprit pourquoi j’étais différente des autres mais je ne pensais que
cela me bouffait autant la vie. Un jour on m’a parlé de ce livre « le
syndrome du jumeau perdu » et ce jour là j’ai comprit et versé toutes les
larmes de mon corps.
 
Il y a 8 ans, j’ai adopté mon petit chien, que je chérie tous les jours. Et quand
je pense au jour ou elle ne sera plus de ce monde, je fonds en larme et je me
dis que je ne pourrais pas surmonter cette épreuve, que je vais devenir folle.
Je crois qu’elle a joué un rôle très important dans ma vie, et je crois qu’elle
remplace inconsciemment cette personne qui manque tant à ma vie… Je n’arrive
pas à imaginer ma vie sans elle, elle fait partie intégrante de moi. C’est
tellement plus qu’un animal et nous nous comprenons d’un simple regard. Ca
semble tellement réciproque, elle semble tellement m’aimer également.

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