jumelle-malgre-moi

jumelle-malgre-moi

Jumelle survivante ?

0 appréciations
Hors-ligne
Bonjour à tous !

Je suis ravie d’avoir trouvé un endroit où échanger sur ce sujet des jumeaux perdus.
Je ne sais pas si c’est mon cas, je voudrais votre avis à ce propos. Voici mon histoire, ou plutôt comment j’en suis venue à me poser la question, ainsi que quelques infos qui me paraissent importantes.

Il y a un an, après 8 ans à travailler dans le même établissement, mon CDD a pris fin. Même si je connaissais cette échéance, cette rupture a été très dure. Je crois que je ne commence à vraiment l’accepter que depuis quelques jours, et la reprise d’un nouveau travail.
Je suis donc restée un an au chômage, à essayer de monter ma boite comme photographe. Ce qui laisse beaucoup de temps pour penser, cogiter, faire bilan sur bilan, et malgré le soutien d’un ami proche, j’ai commencé à frôler la dépression.

Pour mes 30 ans l’année dernière, ma mère m’a offert un soin chez une coiffeuse « alternative », qui travaille les cheveux au sabre selon des points d’acupuncture. Ces méthodes font ressortir tout un tas d’émotions, de choses « enfermées » à l’intérieur de nous. Il en est ressorti que j’ai énormément de mal à lâcher prise, à m’autoriser à ressentir ( elle m’a demandé « qu’est-ce qu’il se passerait si tu t’autorisais à ressentir ? » , je me suis effondrée en larmes ), à exprimer mes sentiments, une hypersensibilité et un manque flagrant de confiance en moi, des difficultés à trouver ma place dans la famille et la société. Et une blessure évidente d’abandon. Selon elle, il se serait passé quelque chose dans mon enfance, que j’aurais occulté, lié à un abandon, ou du moins vécu comme tel.

Maintenant les faits qui me semblent importants :
- Je ne sais pas si j’étais désirée ou non, ni comment s’est passée la grossesse de ma mère, juste que je suis née avec 3 semaines d’avance. Ma mère est toujours inquiète pour moi, plus que pour mes frères ( plus jeunes de 3 et 7 ans ).
- Je n’ai que très peu de souvenirs d’enfance, et ils sont tous ou presque liés à une photo ou un on-dit. J’ai reconstruit ces souvenirs à partir de ça, de ce qu’on m’a raconté.
- J’ai toujours voulu un grand frère. Jusqu’à en demander un au Père Noël pendant des années, sérieusement, puis « pour plaisanter ». J’ai toujours eu un ami imaginaire. Il a eu différentes identités, mais c’était toujours un garçon. Je lui parlais ( et lui parle toujours d’ailleurs ) tout le temps, comme à un double de moi ( dans la voiture après le boulot, je raconte ma journée à voix haute pour décompresser, comme si on m’écoutait par exemple ).
- Je suis incapable de faire les choses seule. Je déteste ça, je ne me sens pas en sécurité, « complète ». J’ai l’impression de ne pas être moi, il me manque quelque chose pour que ma vie soit complète. J’ai toujours beaucoup de mal à trouver ma place.
- Je me mets inconsciemment des barrières pour beaucoup de choses. Ne serait-ce que prendre le train seule est un calvaire. Je dois m’y préparer psychologiquement à l’avance.
- Dans mes relations avec les autres, chaque échec ( ou même chaque départ de mon conjoint en voyage professionnel ) est vécu comme un abandon, je culpabilise en me demandant ce que j’ai fait pour en arriver à ce que l’autre me quitte.
- je recherche la compagnie, la complicité, la tendresse des hommes ( mon conjoint, bien sûr, mais également celle de mes amis, collègues ). Juste un contact, la bise, se serrer dans les bras quand ça ne va pas par exemple.
- Je ne veux pas d’enfant. Sans pouvoir expliquer pourquoi. Ca a toujours été le cas.
- J’ai tenu très tôt un journal intime, « pour ne pas oublier »
- A 31 ans, je dors encore avec un doudou. Je l’ai quitté au tout début de ma relation avec mon conjoint, mais je l’ai vite repris.
- Je suis toujours inquiète pour les gens que j’aime, en particulier mon meilleur ami, avec qui la relation est parfois ambiguë. J’ai un besoin viscéral d’avoir de ses nouvelles tous les jours, si je n’en ai pas, je m’inquiète tout de suite.
- J’ai toujours été attirée par ce qu’on appelle le « paranormal ». La réincarnation, les « esprits », la vie après la mort, tout ça m’interpelle. Une nuit où mon conjoint était en déplacement, j’ai entendu un éternuement tout près de moi ( j’étais seule dans l’appart ). J’aurais dû paniquer me connaissant, mais cet éternuement était si doux que je savais que c’était forcément bienveillant, je me rappelle m’être dit « probablement mon ange gardien », et je me suis rendormie aussitôt. Une autre fois, en rentrant chez moi, j’ai aperçu une « ombre blanche » dans ma chambre. Je n’ai pas réagi sur le moment, puis le réveil de la chambre s’est mis en marche sur la radio, sans explication, alors qu’il n’est même pas réglé sur la radio, mais sur une alarme. Plus tard, j’ai raconté cela à mon meilleur ami, qui a un don pour sentir ces choses qui échappent à la plupart d’entre nous. Il m’a dit que cette « présence » est liée à moi, pas à l’appartement, et que c’est extrêmement doux et bienveillant. C’est quelqu’un qui déborde de joie de vivre, et qui est près de moi, lié à moi.
- Tout de suite après ce rendez-vous avec cette coiffeuse, 2 prénoms me sont venus en tête, Romain et Nicolas ( qui est aussi le prénom de mon meilleur ami, mais je savais qu’il n’y avait pas de lien direct ), sans savoir pourquoi ni d’où. J’ai demandé à ma mère quel prénom j’aurais porté si j’avais été un garçon, il ne s’agissait d’aucun des 2. C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à me poser la question de ce qui avait pu se passer, un jumeau mort à la naissance, ou avant ?

En tous cas, depuis que j’ai rassemblé tous ces éléments, et commencé à envisagé l’existence d’un jumeau perdu, je me sens beaucoup plus sereine. Je me pose toujours beaucoup de questions, mais j’avance petit à petit, je prends confiance en moi, je me dis que finalement je ne suis probablement jamais seule et cela m’aide. Je suis en train de lire Le syndrome du jumeau perdu d’Alfred et Bettina Austermann. C’est très intéressant, je me reconnais au fil des pages.

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

Orianne

1 appréciations
Hors-ligne
Bonjour Orianne , ton témoignage et vraiment intéressant ont sent énorment que tu attend des réponses je ne suis pas psychothérapeute loin de la j'ai que 19 ans ^^ mais je peu t'assurer que si tu et sur se forum se nest pas pour rien a mon avis tu a perdu un frère ou une soeur jumelle plutot un frère après se que tu d'écrit . Je me retrouve beaucoup dans se que tu a pu dire , je ne peu pas faire de demarche toute seule jai toujours peur , moi meme je m'étais faite un ami imaginaire (ont le fait pas sans raison a cette epoque la ont ne le sais pas mais cest notre subconscient qui nous envoie un message) pour ma part j'ai très peur de la mort je ne sais pas si tu es dans se cas la ? Mais ji suis aussi attiré parceque il y a eu plusieurs fois ou jorais voulut mourir . Après si tu veux vraiment s'avoir si tes soupçon son vrai ( en tout cas pour moi ya pas de doute tu as un jumeaux.) Tu peu consulter un thérapeute ou comme moi une constellation familiale :) voilà j'espère t'avoir aider tiens nous au courant si tu fait des recherches bisous
Rukina .

3 appréciations
Hors-ligne
Bonjour Orianne,

Je ne pense pas l'avoir lu, mais as tu demande a ta maman si elle avait perdu un bébé? Des fois, c'est aussi bête que ca, on ne demande pas à la première concernée!
Puis c'est vrai que ta vie à l'air à l'envers tout comme les notres!! lol il faut en rire un peu quand même.
Moi je te conseille les constellations familiales pour commencer, ou si tu es bien bien ouverte, un médium! Il te dira si tu es attaché à une âme, que tu refuses de laisser aller...alors là, on s'approcherai bien d'un jumeau, ou jumelle.
Tiens nous au courant de l'évolution. Bonne recherche et bienvenue parmi nous.

0 appréciations
Hors-ligne
Bonsoir !
Merci pour vos réponses et votre accueil

Alors non, Rukina, je n'ai pas cette attirance pour la mort. Par contre, c'est quelque chose qui me fait peur. A 31 ans, je n'ai encore perdu personne de "proche", et je ne sais pas du coup, comment je vais gérer ça le jour où ça arrivera...
Je n'ai pas encore pris le temps de me renseigner sur les constellations familiales par chez moi. Et comme le suggère jumellemalgremoi, un médium peut aussi être une idée. Je suis plutôt ouverte à ce genre de choses, mais j'ai juste peur de ne pas choisir le bon et de tomber sur un charlatan !

Jumellemalgremoi, je n'ai pas parlé de tout ça avec mes parents, je ne sais pas pourquoi je n'y arrive pas. Sûrement que le côté ultra protecteur ( et étouffant par moment... ) de ma mère me retient.
"il faut en rire un peu quand même. " Oui en tous cas je ne vois pas du tout ça comme un "drame" ou quelque chose de négatif. Me dire que j'ai probablement quelqu'un qui m'accompagne est plutôt réconfortant en fait, j'ai l'impression que ça me rend plus forte. Et peu à peu, j'ose m'affirmer de plus en plus, même si certaines difficultés sont difficiles à surmonter.

En tous cas merci pour vos messages, je vous tiendrai au courant !

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :


Cochez la case ci-contre :



Ces blogs de Famille & enfants pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 59 autres membres